Focus sur les 3 pôles de compétences attendues d'un cadre de la fonction publique.

Compétences clés, critères d'évaluation, expertise, transversalité: dans la vaste sphère des attentes du jury, quelles sont les références à mettre en avant lorsque l'on souhaite devenir cadre de la fonction publique d'Etat? Avec www.pcfp.fr, tour d'horizon des pôles de compétences validés par le secrétariat général du gouvernement et la DGAFP.  

 

1- Compétences liées à la CONCEPTION

Un cadre gestionnaire polyvalent de la fonction publique doit tout d'abord savoir impulser une réflexion stratégique. Cela passe par une capacité à prendre de la hauteur, à projeter son action dans le long terme et à anticiper, à partir d'une compréhension pertinente de la commande politique et de l'ensemble des enjeux liés à son organisation. Cela mobilise sa capacité à co-construire sa vision en tirant parti de l'intelligence collective de son organisation, y compris dans des envidronnements qu'il ne maîtrise pas complètement. Il s'agit également de faire preuve d'ouverture d'esprit, de curiosité notamment en manifestant une diversité dans les centres d'intérêts: la cadre est ouvert, notamment à la contradiction et à d'autres perceptions et raisonnements que les siens ce qui lui permet de faire progresser sa propre vision. Innover est également un enjeu sur lequel il devra être vigilant et proactif en accuillant positivement les initiatives et propositions de changement des autres dans un contexte où la modernisation, notamment numérique, est de rigueur. Cela mobilise une certaine agilité intellectuelle en se montrant capable de sortir du cadre et de gérer la complexité de situations très variées. 

Vous souhaitez faire le point sur vos atouts en matière de conception-élaboration? Vous avez besoin de les traduire à l'aide des propres fonctions que vous exercez au sein de votre structure? Je vous accompagne dans l'identification de vos axes de pilotage par le biais d'un coaching d'évaluation des compétences. 

 

2- Compétences liées à l'ACTION

Piloter la performance est une exigence opérationnelle forte qui demande au cadre de définir les moyens à disposition, les objectifs et plans d'action à mettre en oeuvre dans le cadre de la déclinaison de la politique gouvernementale.  Le cadre est donc un décideur qui adopte une vision panoptique en évaluant tous les axes liés à sa prise de décision: financier, RH, client, pilotage, process... La finalité de sa prise de décision doit prendre en compte l'usager ou le citoyen qui demeure au centre de ses préoccupations. Aussi, la multiplicité des éléments qu'il prend en considération mobilise chez lui une faculté à s'adapter: réorienter l'action si celle-ci nécessite des correctifs, faire preuve de pragmatisme dans tous les domaines. De fait, l'adaptabilité permet d'identifier les éventuels imprévus et urgences inhérentes à la commande publique. L'urgence nécessite à ce titre de prendre des risques, de faire preuve d'audace et d'accepter d'oser dans un cadre toujours contraint. Cette audace demande au cadre de la fonction publique d'être un acteur de la transformation. Transformer passe par la mobilisation de toutes les ressources autour d'un projet partagé, l'impulsion d'une dynamique qui prend en compte la complexité des facteurs en jeu et la part d'incertitude propre à tout fonctionnement par objectifs. Bien entendu, la transformation intègre la concertation avec les acteurs du dialogue social qui permettent d'influer, de recadrer donc de mettre en place des changements rapides et multiples si le cas se présente. Il libère les énergies de ses équipes dans une dynamique de délégation, en leur offrant plus de marges de manoeuvre pour qu'elles puissent mettre en place les modifications souhaitées. 

Quels sont les outils "terrain" à inclure dans votre dossier de reconnaissance des acquis de l'expériecne professionnelle? Je vous propose de faire le point dans le cadre d'un coaching intégral RAEP.

 

3- Compétences liées à la RELATION

Un cadre doit savoir écouter, de façon active et humble, en considérant les avis des autres sans a priori tout en conservant un certain recul pour identifier tous les paramêtres qui lui permettront de prendre la décision la plus adaptée. Il mobilise une certaine empathie en prenant en compte les dimensions implicites des relations: c'est notamment le cas dans le cadre de relations diplomatiques ou protocolaires qui exigent une approche psychologique qui frôle l'interculturalité. Sa capacité à incarner l'amène à faire preuve de charisme et de leadership notamment en capitalisant sur le registre émotionel. La prise de décision, l'engagement et le comportement du cadre son totalement alignés. Il oeuvre de manière décloisonnée en facilitant le partage de l'information, la collaboration en interne comme en externe, le développement de réseaux de partenariat. Il gagne la confiance de ses équipes grâce à son aptitude à responsabiliser ses collaborateurs. Pour cela, il est capable d'adapter, d'assouplir son registre managérial en fonction des contextes, de reconnaître les éventuelles erreurs et de faire grandir ses équipes par le biais de la motivation, sur le plan individuel et collectif, notamment en pratiquant le feedback. Enfin, pour maîtriser l'ensemble de ces dimensions, le cadre gestionnaire polyvalent de la fonction publique fait preuve de sérénité et de gestion des émotions, notamment en situation de pression, en conservant ses moyens dans la durée. Il connaît ses ressources, ses limites, ses propres leviers et points de progrès, et cherche à se développer personnellement.  

Identifier ses compétences relationnelles est sans doute ce qu'il y a de plus complexe car cela implique notre subjectivité: je vous aide à faire le point sur vos qualités humaines dans le cadre d'unaccompagnement individualisé